TRIATHLON DE NAMUR 2011

  T R I A T H L O N   D E   N A M U R   2 0 1 1  

  0 , 5   -   2 2 , 6   -   5 , 6  

Après avoir essuyé de déluge lors de mes deux premières épreuves, le soleil m'a accompagné pour ce premier numéro du Triathlon de Namur nouvelle formule. Depuis une bonne semaine, je n'ai plus la motivation pour me donner à fond à Namur. Des problèmes personnels s'ajoutant l'un à l'autre, j'avais vraiment la tête ailleurs. De plus, je n'avais même pas diminué le volume de l'entrainement en continuant à courir, pédaler et nager. J'avais pourtant bien repérer le parcours vélo et même s'il ne me convenait pas, j'avais déjà noté les endroits où je pourrais compenser les côtes. Voici donc le récit de ce périple...

Je charge le vélo ainsi que le restant du matériel dans la voiture et c'est seul que j'ai fait le trajet, assez court il est vrai, entre la maison et le lieu de la course. Le soleil est déjà bien présent et la température commence à grimper. J'arrive sur place relativement tôt à l'avance (2h30) afin d'avoir une place de parking pas trop loin du parc à vélo. Par chance, des places sont aménagées à quelques dizaines de mètres et il en reste.

Je me rends aux inscriptions afin de retirer mon dossard et ma puce électronique. Je croise par-ci par-là quelques nouvelles connaissances du triathlon (eh oui déjà !) ou quelques anciennes du temps de la course à pied. De retour à la voiture, je prépare mon vélo et mon box avec mes effets de rechange (transitions, cyclisme et running). Sachant que ce jour, je ne vais pas forcer, je ne reconte aucun stress. Aujourd'hui, le mot d'ordre c'est : on verra bien et puis c'est tout...

J'ai prévu de mettre une tri-fonction. Pour la natation, j'aurai la combi par dessus, bien que je me tâte. Finalement, j'opterai pour son port. Pour le vélo et pour la course à pied, un t-shirt en plus, juste pour caché mes kilos en trop. Lorsque tout est prêt, je me rends au parc à vélo. Après le traditionnel contrôle du matériel (casque et vélo), je me dirige vers mon emplacement, le n° 167, pour y ranger mon matos et mon vélo. Après le briefing, nous nous dirigeons tous vers le départ de la natation, 500m plus loin, en empruntant le parcours de la première transition ainsi que le halage.

Sur ce trajet, je croise un ancien copain d'école, Denis, avec qui j'échange quelques propos sur le triathlon. Il me donne plusieurs conseils. Finalement, je me lance à l'eau. Elle est moins froide qu'à la Gileppe il y a trois semaines mais ce n'est pas encore ça. Il manque deux ou trois degrés à mon bonheur. J'effectue quelques brasses mais sans plus puis je vais me placer à l'arrière de la meute. Et c'est le coup de klaxon libérateur pour les deux cents participants.

Cette fois-ci, je peux partir lentement sans gêner d'autres nageurs. Le parcours est simple ; c'est quasiment une ligne droite jusqu'à la sortie de l'eau. Les mouvements de brasse se font tranquillement. Je prends quand même quelques coups; Merci à ce lui à ma droite de ne pas la tenir et de dévier inévitablement vers moi. Je finis par marquer un temps d'arrêt et je repars en le laissant cette fois-ci à ma gauche. Je vois déjà au loin les premiers qui sortent de l'eau tandis que moi, j'en ai encore pour au moins tout ça. Je finis néanmoins à l'échelle et je sors de l'eau. Je me dirige auusitôt vers le parc à vélo par un trajet d'environ 200m sur des pavés (photo 1).

Comme pour moi aujourd'hui, c'est relax, je prends mon temps un fois dans le parc à vélo pour retirer ma combi et bien m'essuyer les pieds. Les gestes commencent à rentrer mais j'oublie quand même à mettre mon t-shirt avant le casque et forcément, ça ne passe pas. Je recommence et enfin je quitte mon emplacement. Je marche jusqu'à la sortie et je démarre.

Je monte sur le vélo (photo 2). J'éprouve quelques peines à clipser (c'est le jour !!!). C'est parti. Le début du parcours est plat mais bien vite la première difficulté arrive : la montée de la Citadelle de Namur (2,0 km à 5% de moyenne). Je passe le petit plateau à l'avant et je monte tout en moulinant, en souplesse mais bien évidemment à maximum 13 km/h. Au sommet, un peu de repit avant une première succession de petites bosses et de petites descentes. Ensuite vient une belle descente suivie d'un long faux plat de plus de 2 km et ce, juste avant le mur. Je repasse sur le petit plateau et je mouline, encore et encore. Maintenant, les pulsations montent aussi mais ce sera probablement la seule fois aujourd'hui. Arrivé au sommet, un tronçon plat puis à nouveau une succession de montées et de descentes. On retourne vers le sommet de la Citadelle que l'on descent par l'autre côté; Une route très agréable avec un très bon revêtement. A plusieurs reprises, je me suis retrouvé derrière un groupe beaucoup plus lent que moins et j'ai du attendre avant de pouvoir le(s) dépasser mais je ne me suis pas tracasser du tout En temps normal, j'aurais annoncer mon intention de les doubler mais pas cette fois. Une fois en bas, encore un kilomètres avant d'arriver au parc à vélo.

Je déclipse, je m'arrête et je descends du vélo. Je rejoins mon emplacement... et m... Mon voisin à reversé mon poly-box en rangeant son vélo. J'ai ma combi sur mes chaussures ; elles sont trempées. Bon, ce n'est pas grave mais je perds un peu de temps. Après tout, je ne suis plus à ça aujourd'hui. Je range mon vélo et je fais mon changement de chaussures et de lunettes et puis je repars.

Le briefing l'avait annoncé ; les parcours running fait 3 tours d'environ 1900m (1867 après calcul). Je pars relax. Le but ici n'est pas de tracer mais de dérouler correctement les jambes. Je gagne probablement quelques places mais ce n'est pas le plus important. Je me fais même doubler par une connaissance qui m'encourage à la suivre mais je la laisse à son tempo et je préfère terminer traquillement. Je finis par franchir la ligne d'arrivée (photo 3). Je coupe mon chrono et constate qu'il marque 28'39''.

Je marche quelques mètres puis je me rends aux ravitaillements. De l'eau, du pain d'épices et aussi un morceau de banane viennent me couper la faim et soif.

Je pense que la course de ce jour n'a pas besoin d'une analyse poussée. Je dois juste trouver de la motivation, y compris dans les moments difficiles de ma vie privée même si j'en suis plutôt privé. Sinon je dirais que je dois absolument m'entrainer à nager en eau vive sans quoi, je pourrai faire une croix sur des distances plus longues. Je vais quand même essayé de calculer le temps que j'aurais pu réaliser si, si et si. Je pense que j'aurais pu gagner 30'' en natation, 1' pour la T1, 6 à 7' pour la partie vélo, 30'' pour la T2 et au moins 3' en course à pied. En tout, 11 à 12' de moins. Peut-être... Le chrono aurait été dans mes ambitions...

Voici le détail des temps intermédiaires et des transitions :

11'50'' -  11'50'' : Swim,
04'19'' -  16'09'' : T1,
56'15'' -  72'24'' : Bike,
02'16'' -  74'40'' : T2,
28'39'' -103'19'' : Run,
soit un temps de 1h43'19''.

Merci à Marc Melchior pour les photos.

Triathlon Namur - 01.jpg
photo 1

Triathlon Namur - 03.jpg
photo 2

Triathlon Namur - 06.jpg
photo 3

Écrit par Fabrice CLOSSET Lien permanent | Commentaires (0)

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