TRIATHLON DE L'EAU D'HEURE 2012

  T R I A T H L O N   D E   L ' E A U   D ' H E U R E   2 0 1 2  

  1 , 5   -   4 3 , 3   -   1 0 , 0  

Parfois, il faut beaucoup de motivation pour se rendre à une compétition. L'état de forme, les problèmes personnels sont souvent la cause de ce manque de pep's. Pour moi, aujourd'hui, c'est la météo. Je déteste la pluie et le vent, surtout à vélo... et en ce dimanche 03 juin, je suis servi... De plus, la natation dans une eau certainement plus froide et plus vive qu'à Seneffe ne me réjouit guère...

J'arrive sur place au moins trois heures à l'avance. Je trouve une place de parking pas trop loin de la zone centrale. Depuis le début de la journée, la pluie m'accompagne et franchement, j'aurais préféré que ce soit une jolie fille. J'espère qu'elle va se calmer, sinon, le parcours à vélo risque fort d'être désagréable et dangereux...

Je vais retirer mon dossard et ma puce. Avant de retourner à la voiture je vais repérer le parc à vélo ainsi que les trajets d'arrivée et de départ des transitions. J'en profite pour regarder le promo qui se déroule à cet instant et encourager ceux et celles que je connais. Une fois à la voiture, je me repose quelques longues minutes avant de m'habiller et de préparer mon box et mon vélo...

Me voici maintenant dans la zone de transition, à mon emplacement, le 295, parmi les autres memebres du TNT ; Alain, Kevin, Paul-Henri, Pierre, Thomas... Une fois les derniers préparatifs effectués, l'heure d'enfiler sa combi est arrivé. Tous se dirigent ensuite vers le départ de la natation. Comme son tracé est en quasi ligne droite, nous devons marcher, pieds nus pour la plupart, jusqu'à son départ (photo 1). L'eau est annoncée à 14,5° mais ce matin pour le promo. Maintenant, elle est certainement encore plus froide. J'y rentre mes pieds et effectivement, c'est glacé. De l'avis générale, elle est (très) froide. Certains habitués disent qu'elle ne doit pas excéder les 13° et je les crois volontiers (photo 2). Je mets du temps avant d'y entrer complètement. Le plus dur, c'est la tête, même avec mes deux bonnets. Gla gla gla gla. On nous annonce que les féminines vont partir cinq minutes après les hommes. Je vais donc me faire dépasser par au moins la moitié d'entre elles...

Le départ est donné et je le lance mon chrono. L'eau est tellement froide qu'après cinq mouvements en crawl, je suis obligé de repasser en brasse et déjà, je me sens comprimé dans ma combi. Je commence à avoir du mal à respirer. Les sensations sont les même que pour ma première expérience, à la Gileppe. Et dire que la distance est trois fois plus grande. J'essaye de me reprendre mais j'ai déjà bu la moitié de la mer et combattu trois rounds tellement je prends des coups ; j'en donnerais bien aussi... Non ?  Bon d'accord, je continue, ou du moins j'essaye mais c'est un peu la cata et la débandade. Je n'y suis pas. J'envisage même de couper au court et de couper tout court. Finalement, le mental reprend le dessus et je repars dans une alternance de brasse et de crawl. Tiens, des vagues maintenant. Il ne manquait plus que cela ! A fur et à mesure que le temps passe, éternel, les portions en crawl augmente et celles en brasse diminue. Les bouées repères semblent très loin et ne pas se rapprocher mais lorsque je les passe, je me rends compte que j'avance quand même. Entre deux tasses, quelques mouvement de pseudo-nage et beaucup de froid, je finis par arriver au bout du calvaire...

Je sors péniblement de l'eau  et je me cours/marche vers la zone de transition (photos 3, 4, 5). J'essaye de m'appliquer à retirer correctement ma combi mais en vulant faire comme les pros, je me chope un début de crampe au mollet droit. Je suis directement obligé de m'asseoir et de terminer d'ôter, assis,  cette foutue combi. Je ne panique pas mais je perds à nouveau beaucoup trop de temps. Je vais vraiment devoir m'entrainer à me changer car je suis nulle part et je perds un temps considérable. Mais bon trêve de bavardages car je finis par repartir à vélo...

Le parcours vélo, je le connais pour être venu à deux reprises afin de me l'enfoncer bien dans la tête. J'avais prévu de tourner mes trois tours en 28'45'', 28'30'' et 28'45'', me laissant 15'' de rabais pour le petit tronçon de départ et d'arrivée. Malheureusement, avec le vent qu'il y a ce jour, je ne sais pas si je vais y arriver. Premier passage sur le barrage, petite bosse et belle descente. Puis ça tourne à 180° et là, la côte démarre, d'abord doucement ensuite, environ 500m à environ 9%. J'essaie de la passer assis (photo 6), en moulinant mais je dois quand même passer en danseuse une ou deux fois. Arrivé au dessus de ce col, je pense que je vais pouvoir accélérer l'allure mais le vent est tel que je n'arrive même pas à passer au dessus des 24 km/h. Et visiblement, je ne suis pas le seul a défaillir car je dépasser plus que je ne me fais dépasser. C'est déjà ça de gagner. Entre nous, c'est une succession interminable de "je te dépasse, tu me dépasses" selon que le altitude augmente ou diminue. A un moment donné sur le parcours, ben fatalement, on fini par avoir le vent dans le dos et là, la vitesse moyenne grandit. La pluie a cessé et par endroit la route est déjà sèche (merci le vent). Je donne ce que j'ai. Je termine mon premier et mon chrono m'indique que j'ai quelques secondes d'avance sur mon plan de carrière. Le second tour démarre pareil au premier. Je ne vais pas m'étendre sur la côte (photo 7) ou sur le vent, j'en ai déjà parlé un peu plus haut. La surprise arrive à la fin de ce deuxième tour. J'aperçois Sergio et Namjal sur le bord de la route. Mon premier réflexe consiste à les remercier de leurs encouragements mais très vite une pensée prend le dessus. Que font-ils sur le bord de route ? Ils sont censés être dans la course, eux aussi. Ils auraient donc abordonné. A cause de l'eau j'espère, non sur blessure. Ceci dit, je reprends le contrôle de mon objectif. J'ai gagné à nouveau quelques précieuses secondes sur mon tableau de marche. Le troisième tour devient vraiment épuisant mais le scénario ne change pas d'un iota : dépassement pour ou contre, le vent aussi d'ailleurs. Finalement, j'en termine, avec un peu d'avance...

La seconde transition se déroule correctement mais sans plus. Mon mollet se rappelle à mon bon souvenir et je comprends très vite que je sais que je vais souffrir en course à pied. Où suis-je dans le peloton ? Je n'en sais rien. Loin certainement. Alors je me dois de donner le maximum...

Les premières foulées seront déterminantes; Les jambes sont lourdes et j'ai toute les peines du monde à enchaîner les foulées. Je me fais immédiatement doubler par beaucoup plus rapide que moi. Je me dis qu'il doit s'agir de coureurs déjà dans leur second aller-retour et non de concurrents directs. Je vais courir ces 10 bornes au mental, c'est évident. Le parcours rectiligne et plus de Seneffe, c'est du passé. Ici, c'est un peu sinueux et un peu vallonné, telles de petites montagnes russes. En fait, rien de bien difficile mais la natation et le vélo, c'est un calvaire pour mes vieilles jambes. Le positif dans ce genre de parcours à pied, c'est que l'on croise les autres triathlètes, dont ceux de son club. Les encouragements donnés et reçus sont fréquents. C'est ainsi que je peux me rendre compte du retard que j'ai sur un tel ou un tel. Mes jambes me supplient d'arrêter mais je leur ordonne de continuer. Zut, c'est quand même encore moi le chef, non ? Elles comprennent le message et bon gré mal gré, elles continuent comme elles peuvent. Quelques uns me dépassent et j'en double certainement plus encore. La ligne libératrice approche et je jete mes dernières forces dans la bataille. Je dois décrocher de Pierre avec qui je venais de parcourir les quatre derniers kilomètres. Voilà, c'est fini, la ligne est franchie (photos 8, 9) et je peux m'écrouler...

J'ai encore une fois tout donné. Je me dirige vers le ravitaillement. Plusieurs du club sont déjà présents et nous échangeons quelques félicitations et comparaisons. Mais le froid et l'humidité me conseillent d'aller passer une épaisseur chaude. Je vais donc la passer et m'offrir un petit retour au calme...

Lorsque je compare mon chrono avec mon objectif, je ne peux qu'être content. J'ai gagné plusieurs minutes en natation, principalement du au fait qu'un courant assez fort nous favorisait. Les autres minutes ont été grignotés sur les deux autres parcours. Le gros point noir, qui s'est encore vérifier cette fois, reste la première transition. Je perds encore et toujours beaucoup trop de temps, surtout pour retirer ma combi mais aussi pour mettre mes chaussettes et mon casque. Un effort évident est a faire dans ce domaine...

Arrivé à la voiture, je me change et me rafraîchi en vitesse avant de retourner dans la salle. Une collation bien mérité et puis un café aussi tant que l'on y est... J'ai hâte de connaître les temps intermédiaires, surtout pour voir l'état de ma remontée et mes places respectives...

Voici le résumé des temps intermédiaires...

29'57'' - 029'57'' : Swim,
04'05'' - 034'02'' : T1,
84'24'' - 118'26'' : Bike,
01'06'' - 119'32'' : T2,
45'29'' - 165'01'' : Run,
soit un temps de 2h45'01''.

Merci à Marc Melchior pour les photos...

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photo 2

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photo 9

Écrit par Fabrice CLOSSET Lien permanent | Commentaires (0)

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