TRIATHLON DE CHARLEROI 2012

  T R I A T H L O N   D E   C H A R L E R O I   2 0 1 2  

  0 , 7 5   -   1 9 , 5   -   5 , 0  

Mon premier sprint... en somme, c'est comme un promo avec 250m de natation en plus. D'ailleurs, j'aurais peut-être pu ou du choisir le promo mais il faut participer aux épreuves de la Supercoupe pour être classé au final...

Comme à mon habitude, je démarre tôt assez pour me rendre sur place. Il ne s'agirait pas de retourver garer à des années-lumières du départ. Comme il y a beaucoup d'épreuves (jeunes, relais, équipes, promo et sprint) et que la natation se fait en piscine, les organisateurs sont obligés de procéder à des départ par vagues. De ce fait, dès le matin, il y a de l'animation. Je réussi, après avoir tourné et tourné dans les petites rues à trouver une place pas trop loin...

Je vais chercher mon dossard (ainsi qu'un t-shirt) et je repère les différents endroits : sortie de l'eau, entrée et sortie du parc à vélo. Je vais également repérer un peu le parcours run car avec les pluies des derniers jours, il risque d'être boueux. Je croise des coureurs des épreuves précédentes et je constate que leurs chaussures sont propres, même en dessous. C'est bon signe : je vais pouvoir courir en Kiprun 2000. Ensuite, retour à la voiture pour prendre mon matériel puis retour vers la zone de transition...

Je vais déposer mes effets dans le parc à vélo. Je dispose casque, lunettes et bandana. Je prépare aussi mes deux paires de chaussures et un essuie orange au sol. Je discute quelques minutes avec l'un ou l'autre mais principalement avec Stéphane qui nagera dans le même couloir que moi. Le moment de se diriger vers la piscine arrive. Nous nous retrouvons avec d'autres du TNT au bord de l'eau à encourager les membres du club de la vague prédédente. Un arbitre nous brife rapidement en nous donnant les derniers conseils. Je prends un bonnet de couleurs jaune et je vais dans mon couloir, le 3. J'ai juste le temps de faire 50m d'échauffement...

L'arbitre décompte les quelques dernières secondes (photo 1) et lance les nageurs à l'assaut de leur 30 longueurs. Dans mon couloir, Stéphane prend très vite de l'avance tandis qu'Éric ne va pas aussi vite, à mon avis, qu'il l'avait prédit. C'est ainsi que j'arrive à accrocher une première longueur puis une deuxième, une troisième et finalement jusqu'à la trentième. Je ne sais pas combien j'ai pu mettre comme temps mais je sais déjà qu'il sera correct...

Je fais attention en sortant de l'eau et en courant dans les couloirs de la piscine ; je n'ai pas envie de tomber. J'arrive au dehors et je me dirige vers mon emplacement. Je le repère facilement à son essuie orange. Comme à mon habitude, je perds du temps lors de cette transition... mais bon, j'ai quand même essuyer mes pieds et mis une paire de chausettes. Et c'est reparti...

Je savais déjà bien avant le départ que le parcours vélo serait difficile. Non pas parce qu'il est vallonné mais principalement à cause du revêtement. Et la preuve arrive très vite. Des trous, des pavés, du rebouchage aléatoire et j'en passe jonchent le sol. Les demis-tours ça fait partie de la course mais le slalom pour éviter les encombres, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. Le parcours ne me convient donc pas vraiment même si il est le même pour tout le monde. A la fin du premier tour, je comble une partie de mon retard sur Stéphane qui a quelques petits soucis. ans le second tour, l'écart se stabilise entre 100 et 150m mais je n'arrive pas à boucher le trou. Finalement, j'y parviens au début du troisième. Peu après, dans la longue ligne droite, deux concurrents de la vague suivante me rattrappent (mais dans leur second tour vraisemblablement). J'essaye de les accrocher pendant quelques centaines de mètres. C'est stimulant mais dès la première relance, je suis largué aussi sec. Je termine néanmoins mon troisième tour avec Stéphane...

La seconde transition n'est pas facile. Une fois descendu du vélo, il faut courir à ses côtés, sur un trottoir assez incliné et par très bien entretenu. Le changement de chaussures effectué, je repars pour la partie running...

Si le parcours running est magnifique, il est aussi très difficile, surtout dans sa première partie. Il se compose de deux boucles identiques autour d'un terril, sauf que dans la première, il y a en plus une boucle supplementaire qui consiste à grimper, tourner un peu au dessus et redescendre ce fameux terril. La pente est tellement abrupte que je préfère la monter en marchant en prenant bien soin de pousser en plus sur les genoux avec les mains (photo 2). La relance après est dure, les jambes sont tétanisées mais il faut continuer. Après la descente (photo 3), alternance de cheins de terre et d'asphalte. Je double un premier concurrent puis un deuxième. La première boucle se termine. Je prends juste un gobelet d'eau au ravitaillement mais je n'en bois qu'une gorgée. J'entame le second tour, plus facile celui-ci. Je dépasse à nouveau un coureur et les jambes sont toujours douloureuses mais je m'accroche. Je sais ce qu'il (me) reste et je donne ce que je peux. Un dernier dépassement et la ligne d'arrivée approche... C'est fini...

Je coupe mon chrono mais je n'ai pas tous les temps corrects. J'ai certainement fait une mauvaise manipulation quelque part. J'attendrai le classement officiel mais je sais que je serai bien en dessous des 1h25' que j'avais prévu au départ. Stéphane arrive quelques dizaines de secondes derrières. il a décroché au dessus du terril. Il me dit être aux alentours de 1h21'. Ca me laisse présager un chrono final sous l'heure vingt.

Un grand coup de chapeau aux organisateurs. Au vu de la complexité des différentes épreuves se chevauchant l'une l'autre, on peut dire sans aucune réserve que l'organisation étaient quasiment parfaite. Je voudrais aussi remercier Eric et Stéphane. Le premier m'a vachement aidé en natation en me donnant sans le faire exprès un tempo et une aspiration qui me convennait parfaitement. Le second m'a motivé tout aussi involontairement a tenir un bon tempo à vélo...

Ce n'est qu'en consultant les résultats le lendemain que me rends compte de mon chrono. Le détail ci-dessous en dit long sur mon léger progrès...

15'11'' - 15'11'' : Swim,
02'00'' - 17'11'' : T1,
37'21'' - 54'32'' : Bike,
01'30'' - 56'02'' : T2,
22'40'' - 78'42'' : Run,
soit un temps de 1h18'42''.

Merci à Éric Streydio et à l'ATCC pour les photos...

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photo 1

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photo 2

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photo 3

Écrit par Fabrice CLOSSET Lien permanent | Commentaires (0)

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