20/12/2010

Marathon de Paris 2011...

  M A R A T H O N   D E   P A R I S   2 0 1 1  

C'était aujourd'hui ma grande reprise : les 16 semaines qui viennent devraient en principe me permettre de descendre enfin sous les 3h20' sur Marathon (en l'occurence celui de Paris 2011). Ma reprise s'est faite tout en douceur avec seulement 7,5 km courus en 44'30''. Seul bémol, les pulsations moyennes ont grimpé jusqu'à 145 bpm. Dans un sens, c'est assez normal car il y avait quand même 20cm de neige sur tout le parcours...

12/04/2010

Photos du Marathon de Paris 2010...

  P H O T O S   D U   M A R A T H O N   D E   P A R I S   2 0 1 0  

Voici quelques photos de mon Marathon de Paris 2010. De magnifiques souvenirs de mon effort et de sa maitrise...

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00:00 Écrit par Fabrice CLOSSET dans 1 - JOGGING, 6 - ACTUALITÉS, Marathon de Paris, Photos | Tags : photos, marathon, paris, 2010 | Commentaires (0) |

11/04/2010

Marathon de Paris 2010...

  M A R A T H O N   D E   P A R I S   2 0 1 0  

  L’idée me trottait dans la tête depuis quelques années déjà mais je n’avais jamais osé franchir le pas. Suite à l’intention de deux collègues de participer à cette édition du Marathon de Paris, je me suis laissé convaincre et je me suis inscrit. A quelques semaines de la date butoir, j'ai décidé de mon objectif : ce sera 3h20’. Cet objectif devrait être réalisable car il correspond approximativement à l’extrapolation de mes chronos sur 10km et sur semi mais ma marge de réserve sera très faible. Ne voulant pas partir trop vite, j’ai choisi de partir dans le box de 3h30’. Afin de me motiver dans ma préparation, j’ai même créé un blog, Je cours en Kalenji, dans lequel je note le suivi de mes entrainements (jogging, cyclisme, natation et autres). Voici donc l’histoire de ce périple...

  Samedi, 05h45... Un "tît tît" strident me sort de ma léthargie et déjà, je me dis que la journée va être longue car je suis fatigué comme ce n'est pas possible. Je dois avoir dormi à tout casser 4 heures. Mon sac et mes affaires sont prêtes depuis hier soir et il ne me reste plus qu'à déjeuner, à prendre ma douche et à m'habiller. Sergio doit passer me prendre vers 6h10 et je sais qu'il sera à l'heure. Je sors donc à l'heure dite et il m'attend devant chez moi.

  Nous faisons le trajet jusqu'à la gare où nous retrouvons Françoise et Luc, un couple d'amis qui vont, eux aussi, participer au Marathon de Paris. D'autres marathoniens chevronnés ou en devenir attendent également le train. Afin de ne pas se prendre la tête inutilement dans les bouchons, nous avons décidé de faire le trajet en Thalys. Sur place, nous prendrons le métro : c'est facile et rapide.

  Nous montons donc dans le train. Je me retrouve comme à mon habitude dans le sens contraire de la marche. A l'heure exacte, le train se met en route, avec comme destination, la gare du Nord à Paris. Comme j'ai l'intention de réaliser un petit film sur mon marathon, je profite de ce moment pour prendre une petite séquence vidéo. J'essayerai d'en prendre d'autres tout au long de ces trois jours.

  Nous discutons de choses et d'autres mais toutes les conversations aboutissent inévitablement sur le même sujet : le Marathon de demain. Le voyage se déroule sans encombres jusqu'à la sortie du train. Maintenant, il nous faut acheter un passe de 3 jours pour le métro. Nous prenons ensuite le transport sous-terrain pour la première fois de week-end. C'est chargés de nos bagages que nous débarquons à l'hôtel vers 10h30.

  Après les formalités d'usage, nous prenons le métro et nous nous rendons au village Marathon, lieu de rendez-vous de tous les participants. Nous rencontrons des amis du Running Club Namur qui vont dans la même direction et nous faisons le restant du trajet ensemble.

  Comme le soleil est au rendez-vous, nous prenons notre repas froid (préparé la veille) assis sur un banc. Ensuite, nous faisons la file pour accèder au hall n° 5. Là, nous devons retirer notre dossard, prendre notre "welcome pack" et nous pouvons librement déambuler parmi les nombreux stands et animations que les partenaires et autres présentent et proposent. Après avoir récupérer mon dossard (le 12257), je réceptionne mon sac de bienvenue. Celui-ci comprend une petite gourde, un sac pliable pour faire ses commissions, un coupe-vent en matière sac-plastique et beaucoup de pub. Je me promène ensuite dans toutes les allées. Je regarde les collections des grands équipementiers, je goûte une banane de la Martinique ou de la Guadeloupe, j'achète une revue sur la course à pied et je regarde, je regarde.

  Je serais bien resté des heures au village Marathon mais il faut bien suivre le reste du groupe, surtout que celui-ci a l'intention d'aller faire une petite promenade dans le Jardin des Tuileries. Je me fais donc un plaisir à les suivre, d'autant plus que le ciel est de plus en plus bleu et le soleil de plus en plus présent. Le seul petit bémol, c'est le vent, qui souffle assez fort et de secteur nord-est. On aura le temps d'y repenser demain à ce vent. Pour le moment, je profite de l'instant. Nous sortons du jardin par la Rue de Rivoli. Tiens, demain matin nous passerons par ici. J'espère qu'il y aura moins de voiture. Nous nous arrêtons dans une brasserie et prenons un verre tous ensemble. Une petite heure passe encore. Plus tard, vient l'heure de retourner à l'hôtel et de se reposer. Un sans-blanc de sieste ponctue la fin de l'après-midi.

  Lorsque 19h00 arrive, nous allons au restaurant de l'hôtel pour manger les pâtes "al dente" promises par l'écriteau de l'entrée. Les pâtes sont tout à fait correctes et après un café au bar, chacun regagne sa chambre afin d'y effectuer les derniers préparatifs. Je décide finalement de courir en orange et vert ; singlet vert, cycliste noir et vert, casquette, chaussettes et lacets oranges. J'épingle mon dossard à directement à mon singlet par simple question de facilité pour les photos. Ma montre indique déjà 23h00 lorsque j'arrive à trouver un début de sommeil...

  Dimanche, 5h45... Un "tît tît" tout aussi strident me signale qu'il n'est plus utile de chercher le sommeil car il est l'heure de se lever. Je m'exécute non sans pesteller un peu car je suis tout aussi fatigué qu'hier soir. J'avais bien défini ma tenue pour courir mais à la dernière minute, je change encore d'avis. Je retire donc le dossard du singlet vert et le fixe au t-shirt orange. Le cycliste sera noir et les chaussettes seront aussi oranges. Tiens, il n'y aura pas vert comme je le pensais au départ. Tant pis, je resterai fidèle à mes couleurs. Maintenant, je dois déjeuner, prendre ma douche puis m'habiller, préparer de quoi me changer rapidement après la course car le vent et froid ne font pas bon ménage sur la peau et descendre rejoindre les autres.

  A 07h00 précise, nous quittons l'hôtel pour le métro (encore lui), direction la Place de l'Étoile. Nous sommes arrivés tôt assez pour avoir le temps de déposer notre sac à la consigne et de faire un dernier tour par les commodités. En rejoignant la ligne de départ, je croise Fabian et Raphaël qui sortent seulement de la bouche du métro. J'espère pour eux qu'ils n'arriveront pas trop tard dans les sas de départ car ils risqueraient d'y être mal placés.

  Il reste 35 minutes avant le départ et comme nous remontons vers les sas de tête, je quitte les autres coureurs de mon groupe pour rejoindre le mien (de sas), celui de 3h30'. J'ai préféré partir dans un groupe plus lent que dans un trop rapide. Étant plutôt du genre "diesel", il était judicieux de ne pas se laisser griser par le départ parfois trop rapide dans la descente des Champs-Élysées. Françoise et Sergio partirons du box des 3h15’ et Luc de celui des 3h00’. Frédéric partira encore plus devant.

  L'ambiance est assez sympathique. Certains coureurs venus en bandes blaguent pour faire retomber leur stress. Je regarde autour de moi mais je ne reconnais personne. Je remarque néanmoins des personnes ayant un dossard pour les box de 3h45’, 4h00’ voire même plus. Comment se fait-il qu’elles se trouvent parmi le même groupe que moi ? Lorsque je dis "elles", je veux dire "ces femmes" car comme par hasard, il ne s’agit que de femmes. Un sourire aura certainement suffit pour passer outre le contrôle et la sécurité. Et qui c'est qui s’est fait avoir? Ben, des hommes, tiens ! Soit.

  Je sautille sur place car je n'ai pas chaud. Le sac en plastic estampillé "Jogging International" qui me fait office de coupe-vent rempli correctement son rôle mais le vent de trois quart face refroidi quand même la température et le corps. Un mot sur mes pulsations. Je suis étonné de voir qu'elles sont relativement basses : à peine 70 bpm...

  À 08h35, le départ des handisports et des associassions caritatives est donné. Une énorme marée d'applaudissements accompagne cet évènement. Exactement 10 minutes, plus tard, un décompte de 10 à 1 annonce le grand départ.

  Un coup de canon et c'est parti. Devant, les élites démarrent sur les chapeaux de roue. Après environ 1 minute, je commence à peine à marcher. Il me faudra à mon avis plus de 3'30'' pour enfin passer la ligne et commencer à courir. La descente est fabuleuse. Entre ceux qui slaloment comme des furies et ceux qui brandissent des calicots, j'essaye de trouver ma trajectoire. Mais rien n'est simple. De plus, les pavés rendent les appuis moins confortables. Au bout de cette première ligne droite, j'emprunte la Place de la Concorde par la gauche puis la Rue de Rivoli, en direction de la Place de la Bastille. Je passe ainsi au 3ème kilomètre. Tout va bien pour l'instant. Les chronos sont à chaque fois à la seconde près par rapport à mes prévisions.

  Tout-à-coup, une jeune fille que je doublais par la gauche trébuche et manque de s'affaler à mes pieds. Un réflexe pour la rattraper in extremis et la voilà qui repart déjà. Son copain, à sa droite, n'apprécie guère mon geste et son regard en dit long. Qu'à cela ne tienne, elle me remercie tandis que je continue mon périple.

  Le premier ravitaillement approche et avec lui, la première cohue. Comme il n'y a du ravitaillement que d'un côté du parcours, ceux et celles qui sont placés du mauvais traversent sans prendre attention aux autres coureurs. A plusieurs reprises, je manque de tomber mais mon sens de l'anticipation (on na que le bien que l'on se fait) m'aide un peu à attraper une bouteille d'eau et de repartir sans avoir perdu trop de temps. J’arrive au tapis du 5ème kilomètre, regarde le chrono de la course, le mien et mes prévisions. Je constate que j’ai 2 secondes de retard, c’est-à-dire rien. Par contre, je constate que j’ai 3’39’’ de décalage avec le chrono de la course.

  Arrive maintenant la première difficulté du parcours: la montée de la Rue de Reuilly. Nous ne sommes encore qu’au 7ème kilomètre mais déjà elle peut laisser des séquelles dans les jambes, sauf si je ralenti la cadence. Et ça tombe bien car c’est ce que j’avais prévu de faire.

  J’avais écrit que j’en reparlerais. De qui ? Du vent ! Et bien, c’est le moment. On le sent bien, surtout dans les tronçons exposés. Il est pour le moment de secteur nord-nord-est. Il devrait nous être plutôt favorable entre le 12ème et le 30ème. Pour le restant, il sera un handicap, parfois même un gros.

  L’arche et le chrono du 10ème kilomètre approchent. Le parcours sort de la ville et entre dans un paysage plus campagnards tout en restant exclusivement sur route. Pour l’instant, tout semble aller comme sur des roulettes. Je passe sur le tapis avec 6’’ de retard. Bizarrement, mon Garmin me donne déjà 300m de plus mais il est vrai que je slalome et beaucoup plus que prévu.

  Je viens de passer le panneau du 12 lorsque j'aperçois Françoise de l'autre côté de la route. Je me décale donc vers la gauche pour l'encourager et lui demander des nouvelles de Sergio. Elle me dit qu'il est devant mais elle ne sait pas de combien. Comme elle n’a pas de chrono, elle me demande quel est ma cadence et je la lui donne: 4’44’’ au kilo.

  Je continue ma route en avant. J’ignore quelle avance Sergio a sur moi mais je dois quand même faire attention à ceux que je dépasse car je pourrais le rattraper. Peut-être. J’approche du passage au 15ème lorsque j’aborde la légère côte de la Route du Pesage. Heureusement que le vent est à cet endroit favorable. Elle passera facilement. Le temps sur le tapis me réconforte dans mon estimation: Je n’ai plus que 1 seconde de retard sur mes prévisions. C’est très bien, d’autant plus que les kilomètres qui vont suivre vont être facilités par le vent généralement de côté puis de trois quart arrière. Que du bonheur donc.

  Vient l’Avenue de Gravelle que je suis pendant 3 kilomètres et demi avant de rentrer à nouveau dans le centre de Paris par l’Avenue de la Porte de Charenton, par la rue du même nom et surtout par la petite côte juste avant le panneau du 20ème. Toujours pas de Sergio à l’horizon. Mais où est-il donc ? Pourvu qu’il ne soit pas parti trop vite.

  Le chrono au passage de 20 est clair, net et sans bavure: 1h34’15’’, à la seconde près. Je suis confiant, pour le moment, mais ne nous affolons pas. Le vrai marathon n’a pas encore commencé. Je poursuis ma route en avant et au passage du semi, c’est la même précision: 1h39’30’’. Encore une fois, je passe pilepoil dans les temps impartis. Du côté des pulsations, c’est également bon. Ma moyenne actuelle est exactement à 153 bpm, soit 85%. C’est le moyenne que j’espère garder au moins jusqu’au 30ème.

  Le tracé fait repasser les marathoniens par la Place de la Bastille. Encore quelques minutes et je courrai sur les voies sur berges. Depuis le début du parcours, je remarque qu’il y a beaucoup de monde sur le parcours, principalement sur les places et aux abords des tapis de contrôle. Les foulées succèdent aux foulées et les kilomètres défilent.

  J’arrive bientôt en vue du 25ème. Je suis déjà curieux de savoir quel sera l’écart avec ce qui est écrit sur mon mémo. Le verdict tombe rapidement: 1 seconde d’avance. Pour la première fois depuis le début, je précède mon tableau de marche. Pas de beaucoup certes mais c’est déjà encourageant.

  Juste après, alors que je vais entrer dans le premier tunnel, j'aperçois Sergio une quarantaine de mètres devant moi. J’entre dans le tunnel des tuileries (800m de long). A l’intérieur, l’éclairage n’est pas terrible et je dois même enlever mes lunettes de soleil. A sa sortie, je constate que le retard que j’ai sur Sergio n’a pas changé. Il me faudra plus de 2 bornes pour arriver à sa hauteur. Je prends de ses nouvelles et il en prend des miennes. Nous courons ensemble pendant environ 3 kilomètres. Nous arrivons à parler, preuve que les pulsations sont toujours contrôlées.

  Comme le parcours n’emprunte pas le tunnel devant le Trocadéro, j’ai tout le loisir de contempler la Tour Eiffel. En fait, juste quelques secondes et par à-coup car il faut rester prudent et attentif à ce qui se passe. Des spectateurs tentent souvent de traverser devant les coureurs tandis que certains coureurs, eux, craquent déjà et se mettent à marcher sans prévenir.

  Nous continuons notre petit bout de chemin. Arrive logiquement le ravito du 30ème et son chrono juste derrière. J’ai maintenant 2 secondes d’avance. Waow!!! Et on continue.

  Soudainement, Sergio me signale qu'il va décrocher car le rythme lui semble trop rapide pour lui. C'est bien dommage car j'aurais été content que nous puissions courir ensemble le plus loin possible.

  Je vais aborder maintenant, une autre difficulté: le faux plat montant de la Rue Mirabeau et de la Rue Molitor. Cette difficulté arrive au km 31. Le mur, le fameux mur du marathon peut arriver d’un instant à l’autre, sans prévenir et se dresser d’un coup, implaquable, devant le coureur. Et là, on le prend en pleine face et c’est la fin du plaisir et le début du calvaire. Je fais donc attention en raccourcissant la foulée et en surveillant les pulsations. J’arrive au sommet sans trop de douleur même si les jambes me font de plus en plus mal. La douleur est néanmoins tout à supportable, du moins pour le moment. Je passe devant Roland-Garros.

  Vers le panneau du 33ème, un joueur de biniou me redonne de l’énergie. Ce son me fait chaud au coeur. Le parcours passe maintenant derrière Roland-Garros et là, le vent est quasiment de face et il freine les concurrents. J’ai de plus en plus de mal à avoir une foulée normale.

  J’arrive au ravitaillement du 35ème et là, je dois marquer l’arrêt devant un joggeur qui tombe devant moi. Je redémarre difficilement et entame une petite côte raide (4% sur 100m) avant de passer sous la banderole de km 35. A mon chrono, je n’ai que 3 secondes de retard mais je comprends vite que je ne les reprendrai jamais car l’allure ne veut plus revenir au 4’44’’ d’avant. Je mets 15 secondes de plus pour courir le 36ème, 10 de plus au 37ème et encore 15 de trop au 38ème.

  Maintenant, il y a une longue ligne droite en deux tronçons jusqu’au 40,5. Le temps paraît interminable. De plus en plus de coureurs me doublent mais ce qui me donne du courage, c’est de voir le nombre impressionnant de concurrents qui marchent ou qui explosent littéralement.

  J’arrive en vue du 40me et je demande combien de temps j’aurai perdu. Le chrono est sans appel: 1’32’’ de retard, soit 1’29’’ de perdu en seulement 5 kms; 19 secondes de moyenne au kilomètre, c’est beaucoup. J’essaie de rassembler ce qui me reste de force et de motivation pour finir honorablement. Je perds encore plus de 30’’ sur les deux derniers kilomètres. Mes jambes ont définitivement renoncé et c’est au mental que j’avance.

  Il me reste seulement 50’’ pour les 195 derniers mètres. Dans un ultime sursaut d’effort et d’égoïsme je finis à l’arraché car je peux encore finir en maximum 3h22’00’’. Je donne tout ce qui me reste même s’il ne me reste plus rien. Finalement, je passe la ligne tout en arrêtant mon chrono. Le résultat indique: 3:22:00. Objectif de secours atteint, à moins que le chrono officiel réel, calculé sur les passages sur les tapis ne me donne autre chose (il donnera finalement le même temps). Maigre consolation s'il en est !

 

Marathon Paris 2010

 

  Je marche maintenant, lentement, un peu comme un robot dans les vieux films en noir et blanc. J’essaie surtout de ne pas tomber. Je me demande si mes jambes vont réussir à me supporter jusqu’au pas suivants. J’avance. Une première personne retire la puce que j’avais attaché à ma chaussure. Un peu plus loin, je reçois un poncho pour me protéger du vent et le t-shirt de finisher. En voilà un que je porterai avec plaisir et fierté même si la marque n’est pas celle que je préfère. Je reçois aussi ma médaille et enfin le ravitaillement.

  Je récupère le petit sac que j’avais déposé à la consigne et je tente de sortir de l’attroupement que constituent les coureurs et les spectateurs. Je me dirige vers le lieu de rendez et j’y arrive. Normalement Frédéric devrait déjà y être mais il n'est pas là. Il est probablement déjà retourner à l'hôtel et il a eu raison car il a probablement mis 1/2 heure de moins que moi. J'essaie de me changer tant bien que mal mais mes jambes refusent catégoriquement de se plier. Je dois donc me démerder pour retirer mon cycliste et remettre mon training. Arrivent ensuite Luc, Sergio et Françoise quasiment en même temps.

  Tant bien que mal, nous retournons vers la station de métro. Heureusement qu'il y a beaucoup d'autres marathoniens avec nous dans nos déplacements car nous marchons vraiment comme des robots de mauvaises qualités, surtout moi. Durant le trajet, nous racontons en bref nos sensations.

  De retour, à l'hôtel, chacun regagne sa chambre pour un repos bien mérité. J'essaie de dormir un peu mais les souvenirs se bousculent dans ma tête et je tente de comprendre les raisons de mon échec. mais j'y reviendrai plus tard...

  Il est parfois utile d'avoir une amie qui est kiné de formation. Pendant près de 20 minutes, Françoise pratique un massage sur mes jambes. Elles en avaient vraiment besoin. Merci Françoise...

  Le métro est encore là lorsque nous allons tous les quatre prendre un repas bien mérité dans le XIIIème arrondissement. Nous arrivons trop tôt pour le repas et nous patientons devant un verre en guise d'apéritif. La soirée s'annonce bien, sauf qu'à la table à côté, il y a une espèce de vieille hystérique qui ne sait faire que gueuler. Son compagnon lui demande régulièrement de se calmer mais elle ne veut rien entendre.

  Pour ma part, j'hésite entre commettre un vieillicide ou rester calme. Finalement, comme le mot n'existe pas vraiment, j'opte pour la seconde option. Elle finira bien par se taire...

  Le plat est vraiment très bon. Après ce repas hautement mérité, nous regagnons la Défense. Le lit me fait de l'oeil et je ne résiste pas longtemps à son appel mais le sommeil tarde encore à venir. Trop de pensées traversent mon esprit...

  Lundi, 5h45... Je me réveille tout seul (l'habitude sans doute) et décide de replonger pour 2 tours d'horloge. Maintenant, il est 7h45 et il est temps de se lever. Je prends une douche et je me rase. Ensuite, je termine de ranger mes bagages avant de rejoindre, à 8h30 précise, les autres pour le petit-déjeuner.

  Heureusement que le petit-déj' est a un prix forfaitaire car nous avons tellement faim que nous vorrons de bon coeur, un peu (ou beaucoup) plus qu'à l'habitude : müesli, miel, pain, confiture, yaourt, fromage, lait, jus d'orange... Suite à quoi, je regagne ma chambre et boucle ma valise, je descends à la l'accueil et je règle ma note. Je dépose mes bagages à la consigne. Je viendrai les rechercher dans l'après-midi. Les autres font de même.

  Nous prenons le métro direction les Champs-Élysées. Pour Sergio et moi, le but est de trouver les magasins Nike et Adidas mais nous ne les trouvons pas. J'ai du me tromper dans les stations du métro. Finalement, nous faisons juste un tour chez Decathlon. Quel dommage, ils n’ont rien de plus que chez nous ! Ensuite, nous allons nous boire un café dans un établissement sur les Champs (là, je suis en mode je me la pète).

  Il nous faut maintenant rejoindre Françoise et Luc qui nous attendent Place d'Italie. Tous ensembles, nous allons manger un bout au "Temps des Cerises", petite gargote vieillotte mais terriblement sympathique.

  Apres ce bon repas, nous reprenons le métro pour la x-ième fois et nous nous rendons Place de la République, pas très loin du canal Saint-Martin. Nous déambulons le longs de ses berges, passons sur ses petites écluses et son pont tournant. Très pittoresque, surtout en pleine ville.

  Nous reprenons encore une fois le métro. Cette fois-ci, nous allons vers le centre Pompidou. Nous laissons Luc faire un tour de son côté tandis que Françoise, Sergio et moi, nous essayions de trouver une boutique Adidas pour Françoise. Comme nous ne savons pas exactement où elle se situe, nous cherchons un peu avant de la trouver. Un petit tour à l’intérieur et nous rejoignons Luc qui a fini ses achats.

  Le prochain lieu d’arrêt s’appelle "Au paradis des fruits". Je commande un fromage blanc 0% avec fruits de saison. Quelle n'est pas ma surprise lorsque le plateau arrive. Une coupe énorme avec du fromage blanc. Par-dessus, des morceaux de fruits (banane, coco, fraise, fruit de la passions, kiwi, mangue, melon, orange, poire, pomme, raisin) viennent embellir le montage.

  Mais le temps passe et il nous faut déjà retourner à l'hôtel afin de récupérer nos valises car le Thalys ne nous attendra pas. Encore un peu de métro et nous voici gare du Nord devant le bon quai. Je pense être devenu un spécialiste du métro parisien (lol). Dès l'annonce, nous prenons place pour le voyage de retour.

  Nous sommes tous les quatre fatigués mais nous n'arrivons pas à dormir. Nous discutons de choses et d'autres. Nous partageons notre joie d'avoir vécu ces trois jours ensemble. Nous rigolons beaucoup et nous avons même eu un fou rire sur un trip complètement débile. A un point que même les gens assis de l’autre côté du couloir se mettent à rire discrètement. Vraiment, c'était à vivre...

  Le train s'arrête en gare de Namur et nous descendons. Maintenant, il y a encore deux trajets en voiture avant de retrouver mes pénates. Je n'ai ni le courage ni la force de défaire ma valise. Tant pis, elle attendra bien demain. Moi, je vais sombrer.

  Allez, bonne nuit...

  Analyse:

  Lorsque je fais l'analyse de ma course, je me rends compte de plusieurs points :

  Tout d'abord, il y a les temps de passage réalisés par rapport à ceux prévus. On remarque tout de suite que j'avais bien programmé ma course car la différence est très minime jusqu'au 35ième. A partir de là, les jambes n'en voulaient plus et j'ai perdu entre 15 et 20 secondes au kilomètre. On ne peut pas vraiment parler de défaillance ou de mur car les conséquences auraient été plus importantes et la perte de temps aussi. Dans mon cas, elle est arrivée d'un coup mais elle a été constante.

  Temps de passage - Prévisions - Écarts

  05 km   — 00:24:07 — 00:24:05 — +00:02

  10 km   — 00:48:16 — 00:48:10 — +00:06

  15 km   — 01:11:26 — 01:11:25 — +00:01

  20 km   — 01:34:15 — 01:34:15 —  00:00

  Semi    — 01:39:30 — 01:39:30 —  00:00

  25 km   — 01:57:54 — 01:57:55 — -00:01

  30 km   — 02:21:48 — 02:21:50 — -00:02

  35 km   — 02:46:08 — 02:46:05 — +00:03

  40 km   — 03:11:02 — 03:09:30 — +01:32

  Arrivée — 03:22:00 — 03:20:00 — +02:00

  D’après les places brutes au semi (5401ème), 30ème (4954ème) et à l’arrivée (4141ème), je peux compter que j’ai dépassé un concurrent tous les 20 mètres entre le semi et le passage au 30ème et un tous les 15 mètres du 30ème à l’arrivée, ce qui est une preuve de la bonne gestion de l'effort.

  Ensuite, il y a la question de la distance totale réellement courue. Mon Garmin me donne 42,780 km. Après avoir comparé avec d'autres coureurs, je me suis rendu compte qu'ils étaient dans le même cas. Cela donne quand même une moyenne de 14 mètres en plus à chaque kilomètre. La faute sans doute aux nombreux slaloms effectués pour doubler les gens devant. Si je compte sur cette distance-là, ma moyenne est de 4'43''/km et me donnerait un temps moyen de 3h19'15'', à condition bien sur de pouvoir courir l'entièreté du marathon sur la fameuse ligne bleue, ce qui est loin d'être possible à mon niveau. Dans mes calculs, j'avais bien mémorisé l'allure mais un départ dans le sas de 3h30' était peut-être trop prudent. Si l'occasion se représentait, j'opterais pour celui de 3h15'.

  Tout ceci n'est qu'une observation et en aucun cas être considéré comme une excuse ou une cause. Par rapport au 3h20'00'' de prévues, soit 200 minutes, j'ai fait 3h22'00'', soit 202 minutes. J'ai donc, dans un certain sens fait 1% de plus. La réussite pourrait se cotée à 99%, mais pour moi, ce marathon fut un échec. Je sais bien que beaucoup de personnes m'ont dit le contraire car au final, c'est n'est pas si mal que ça. Lorsque je me fixe 16 semaines pour arriver à quelque chose d'aussi important au niveau sportif, même une seconde de retard m'aurait déçu.

  Tout échec à ses causes et ses conséquences. Pour ma part, la principale et quasiment la seule cause se situe au niveau de ma taille. Non pas que je sois trop grand, mais bien trop gros. Disons pour faire simple que si j'avais réussi à perdre les 3 ou 4 kilos superflu que je garde jalousement sur moi, le résultat aurait été bien meilleur. Je n’ai donc qu’à m’en prendre à moi-même...

  Les conséquences sont donc évidentes: recommencer un jour dans l'espoir de descendre sous la barre des 3h20'.

  Merci à toi si tu as tout lu...

  Fabrice d;-)

10/04/2010

Photos de groupe au Marathon de Paris...

  P H O T O S   D E   G R O U P E   A U   M A R A T H O N   D E   P A R I S  

Petits souvenirs et photos de groupe à l'arrivée à l'hôtel à Paris.

Merci...

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20:54 Écrit par Fabrice CLOSSET dans 1 - JOGGING, 6 - ACTUALITÉS, Marathon de Paris, Photos | Tags : photos, marathon, paris, 2010 | Commentaires (0) |

Préparation "Marathon de Paris 2010"...

  P R É P A R A T I O N   " M A R A T H O N   D E   P A R I S   2 0 1 0 "  

Voici, en quasi intégralité, ma préparation pour le 34è Marathon de Paris, le 11 avril 2010. Mon objectif premier est bien sur de le terminer dans un état acceptable et pourquoi pas essayer de descendre sous les 3h20'. Le résultat, c'est pour dans 14 semaines. Deux semaines de reprises, puis trois cycles de quatre semaines...

mardi 29 décembre 2009
Mon programme marathon a commencé hier et la première sortie, c'était aujourd'hui. Il en fallait de la motivation car il pleuvait dru en cette fin de fin d'après-midi. Heureusement pour moi, Annick m'a accompagné pour faire les 13,3 km couru en 1h19', le tout en footing...

jeudi 31 décembre 2009
Pendant que les gens normaux réveillonnent, le gens pas normal que je suis a préféré effectuer sa dernière sortie de l'année. Malgré le froid et la petite pluie fine vite transformée en neige fondante, la sortie s'est soldée par 11,8 km courus en 1h04', soit 5'26'' au kilo, à 128 bpm, soit 71 %...

samedi 02 janvier 2010
Sur le parcours des 10 km de la marche Adeps de Solières, nous avons fait, Annick et moi, une petite sortie plutôt cool de 1h10' malgré le denivelé assez important...

lundi 04 janvier 2010
Le programme du Marathon entre dans sa phase principale. Après deux semaines de sorties uniquement effectuées en footing, j'ai recommencé à pratiquer l'endurance. Bien que le fond de l'air était froid, la motivation était bien chaude : 14,6 km en 1h18'20'' à 133 bpm, soit 74 %...

mardi 05 janvier 2010
Deuxième jour du programme et deuxième séance en endurance. Cette fois-ci, 1h06' pour 12 km avec Fabian pendant l'heure de midi...

jeudi 07 janvier 2010
Pas de grands changements par rapport à la sortie d'avant-hier ; même parcours, même équipier et même temps : 12 km en 1h05' avec Fabian...

vendredi 08 janvier 2010
La série en endurance continue. Cette fois-ci, j'ai couru 14 km en 1h16'14'', soit pile 5'27'' au kilo. Les pulsations sont bonnes, autour de 133 bpm, soit 74%. Mais il faut dire que la température, le vent et la pénombre ne facilitent vraiment pas l'entraînement...

samedi 09 janvier 2010
Aujourd'hui, il était prévu d'aller avec Sergio dans la réserve naturelle afin de profiter pleinement de la neige. Les conditions météorologiques étaient loin d'être optimales : beaucoup trop de vent, glacial de surcroit soufflait d'est en ouest. Malgré tout, les paysages restent magnifiques, surtout sous la neige. Au total, 12 km (merci le Garmin 305 pour sa précision) en environ 1h10'...

lundi 11 janvier 2010
N'ayant pu marcher sur le parcours de la marche Adeps de Coutisse hier, il fallait absolument me rattrapper aujourd'hui. Merci à Annick de m'avoir accompagné sur 13 des 16,1 km bouclés au total en 1h35'...

mardi 12 janvier 2010
Encore et toujours de l'endurance au programme de la journée. Cette fois-ci, nous n'avons fait, Fabian et moi, "que" 11,6 km en 1h03'...

jeudi 14 janvier 2010
Ce midi, avec Fabian, nous avons convenu d'inaugurer un nouveau parcours afin qu'il découvre un peu plus le centre d'Andenne. Finalement, nous avons mis 1h08'25'' pour boucler les 12,9 km de la ballade. Vers la fin, nous avons effectué une accélération sur 3000m à 4'40'' au kilo...

vendredi 15 janvier 2010
Après quelques kilomètres avec Sergio à un rythme plutôt cool, j'ai fait une accélération sur 4000m en 18'56'', soit 4'44'' au kilo à 151 bpm...

dimanche 17 janvier 2010
Au départ, je pensais aller courir à jeun au matin mais le temps n'était vraiment pas favorable. J'ai donc décalé la sortie après le boulot. Les sensations n'était pas bonnes aujourd'hui et les pulsations étaient plus hautes que d'habitude. 14,1 km en 1h15' (5'20''/km et 136 bpm)...

lundi 18 janvier 2010
On entre aujourd'hui dans le vif du sujet. Le marathon approche à grands pas maintenant. La sortie en endurance du jour s'est déroulée dans la bonne humeur. Merci à Annick et à Chantal de m'avoir permis de partager leur parcours. Pour moi, 12,1 km en 1h10'...

mercredi 20 janvier 2010
La santé à parfois ses caprices. Hier, la toux m'a eu par surprise mais aujourd'hui, une partie d'elle s'en était déjà allé. Je me suis donc lancé dans une sortie en endurance basée sur la régularité. Tous les 250m, mon gps prenait un temps de passage. Voici les détails pour les 13 km courus en 1h10'07''...
km01 : 1'23'' + 1'23'' + 1'21'' + 1h21'' = 5'27''
km02 : 1'22'' + 1'21'' + 1'21'' + 1h20'' = 5'24''
km03 : 1'22'' + 1'20'' + 1'21'' + 1h20'' = 5'23''
km04 : 1'20'' + 1'22'' + 1'20'' + 1h21'' = 5'23''
km05 : 1'21'' + 1'20'' + 1'21'' + 1h22'' = 5'24''
km06 : 1'19'' + 1'21'' + 1'22'' + 1h21'' = 5'23''
km07 : 1'19'' + 1'22'' + 1'21'' + 1h21'' = 5'23''
km08 : 1'23'' + 1'20'' + 1'21'' + 1h21'' = 5'25''
km09 : 1'22'' + 1'20'' + 1'21'' + 1h21'' = 5'24''
km10 : 1'22'' + 1'22'' + 1'20'' + 1h20'' = 5'24''
km11 : 1'19'' + 1'21'' + 1'21'' + 1h22'' = 5'23''
km12 : 1'21'' + 1'20'' + 1'20'' + 1h21'' = 5'22''
km13 : 1'21'' + 1'21'' + 1'20'' + 1h20'' = 5'22''

vendredi 22 janvier 2010
Les températures remontent légèrement ; les parcours aussi. Avec Annick, 10,5 km en 1h05' sur un parcours vallonné dans les campagnes environnantes...

samedi 23 janvier 2010
Première vraie séance de vitesse du programme du marathon : 2 x (8 x 30''/30'' + R. 3'). Au total, 14,1 km en 1h13'40''...
Distance moyenne des 30'' d'effort : 138.75 m.
Distance moyenne des 30'' de récup. : 86.20 m.

dimanche 24 janvier 2010
Les conditions climatiques ne me conviennent pas toujours. C'était le cas aujourd'hui ; une bruine sous un fond froid. Malgré tout, il me fallait réaliser ma sortie de qualité : 4000m à 4'44''/ km. Voici le détail de la sortie...
Endurance : 7,0 km - 37'10'' - 5'19''/km - 132 bpm.
Spécifique : 4,0 km - 18'52'' - 4'43''/km - 147 bpm.
Endurance : 3,1 km - 16'48'' - 5'25''/km - 135 bpm.
Total : 14,1 km - 1h12'50'' - 5'10''/km - 136 bpm...

lundi 25 janvier 2010
Une petite sortie en footing qui n'était pas prévue au programme : 11,8 km en 1h10'...

mardi 26 janvier 2010
Au programme du jour, 12 x 300m avec 100m de récupération. Avec Fabian et Raphaël, nous avons bravé le froid et nous avons tourné en 1'10'' de moyenne...

jeudi 28 janvier 2010
Quelques gouttes de pluie sont venues légèrement perturber cet entrainement en endurance. Avec Fabian et Raphaël, nous avons courus 13 km en 1h11'40''...

samedi 30 janvier 2010
C'est avec Sergio que je me rendu à Nivelles pour participer au Jogging Sainte-Gertrude. Malgré les conditions climatiques et le revêtement rendu glissant par les nombreuses plaques de glace, il me fallait effectuer ma séance de 4 x 1000m. Les résultats sont assez disproportionnés mais faute au parcours en grande partie.
1°) 1000m en 4'09'',
2°) 1000m en 4'17'',
3°) 1000m en 4'20'',
4°) 1000m en 3'50'',
Au total, 13,8 km en 1h13'38''...

dimanche 31 janvier 2010
Je ne sais pas si toutes mes sorties m'apportent un plus pour la course mais celle-ci a au moins eu le mérite de m'apprendre l'équilibre sur glace. Et il faut dire que cette fois, je ne m'en suis pas trop mal sorti. Aucune chute... Le programme prévoyais 5 km à vitesse marathon et c'est ce que j'ai tenté de faire. Voici le détail de la sortie :
Endurance : 6,0 km - 32'10'' - 5'22''/km - 131 bpm,
Spécifique : 5,0 km - 23'25'' - 4'41''/km - 146 bpm,
Endurance : 4,5 km - 25'05'' - 5'34''/km - 130 bpm,
Total :15,5 km - 1h20'40'' - 5'12''/km - 135 bpm...

lundi 01 février 2010
Suite à mes deux sorties de suite en qualité, il fallait que je m'octroye une petite séance de footing. Avec Annick et Chantal, nous avons couru 13,5 km en 1h25' avec un passage dans la réserve naturelle recouverte de neige. Le rythme était un peu lent mais il était nécessaire...

mercredi 03 février 2010
Au départ, j'avais prévu de faire une séance de v.m.a. mais des évènements indépendants de ma volonté sont venus se greffer sur mon emploi du temps (!!!) tant et si bien que j'ai opté pour du seuil : 13,0 km en 1h12'50'' avec 1 x 2000m en 7'58''...

jeudi 04 février 2010
Enfin une belle journée, du moins, par rapport aux dernières. J'en finalement réussi à effectuer ma séance de v.m.a. : 10 x 400m... La moyenne de mes fractionnés est de 1'33''. En tout, 14,2 km en 1h12'50''...

samedi 06 février 2010
Je n'étais pas le seul à faire la reconnaissance du parcours de la Printanière à Erpent : Fabian et Raphaël étaient aussi de la partie. A vrai dire, c'est à leur demande que nous nous sommes retrouvés cet après-midi. Les hasards du calendrier nous ont fait croisé un run & bike qui démarrait à la même heure et sur quasiment le même parcours mais à contre sens. Il fallait donc redoubler de prudence sur une partie tracé. En tout, nous avons mis 1h30' pour parcourir ces 16,0 km vallonnés.

dimanche 07 février 2010
Au départ, il était prévu d'aller courir sur la route en partant de chez moi mais finalement, le parcours des 10km de marche Adeps de Thon a pris le dessus. Le parcours était vraiment très beau, varié, mais aussi très dur. Dès le départ, une côte abrupte donnait le thon... euh, le ton... Pour quelques centaines de mètres en plus... En tout 10,9 km en 1h08'...

mardi 09 février 2010
Le froid n'était en rien un obstacle à l'entrainement de jour. Cette semaine est consacrée à la récupération. Il n'y aura donc que l'endurance même si la sortie de samedi prochain risque de voir les pulsations monter régulièrement. Aujourd'hui, 15,0 km en 1h28'15''...

jeudi 11 février 2010
Une petite séance en endurance dans le froid et le noir : 11,5 km en 1h02'10''...

vendredi 12 février 2010
Avec Annick et Chantal, nous sommes allé parcourir les sentiers et chemins enneigés de la région : 12,3 km en 1h20'...

samedi 13 février 2010
La semaine de récupération continue mais aujourd'hui, c'était aussi la Printanière à Erpent. Qu'à cela ne tienne... Je l'ai faite en endurance, loin derrière dans l'anonymat du peloton, en plein dialogue avec Annick. Merci à elle de m'avoir supporté pendant ces 16,0 km courus en 1h34'...

lundi 15 février 2010
Les sensations étaient vraiment mauvaises en cette fin d'après-midi : jambes lourdes, toux récurrente et moral assez bas. Malgré tout, j'ai mis 1h04' pour parcourir les 12,1 km...

mardi 16 février 2010
Le deuxième cycle de la préparation a commencé hier mais le première séance de qualité, c'était aujourd'hui. Au programme, 2 séries de 7 x 300m avec 100m de récupération. Vu l'état du halage, il a fallu que je trouve une portion de 400m plate mais avec de la neige afin d'éviter de trop glisser. La moyenne sur les 300m est de 1'06'' et les récup de 38''. En tout, 15,4 km en 1h18'45''...

jeudi 18 février 2010
Ce jour, il y avait de la vitesse semi-marathon (AS21). Je suis donc parti pour mon parcours habituel. Au final, j'ai couru 1h10'30'' pour les 13,9 km avec 2 x 10' à 4'24''...

vendredi 19 février 2010
Pas grand chose à dire sur la sortie d'aujour'dui, alors je meuble avec autre chose. Annick et moi, nous sommes allé courir dans les bois environnants, relax pendant 1h02' et nous avons fait un parcours de 10 km...

samedi 20 février 2010
Au départ, je devais courir 18 km avec 3 x 3000m @ 4'44''/km. Malheureusement, une erreur d'aiguillage au 11ème kilomètre a augmenté le volume de plus de 4 bornes. Au total, 22,1 km en 1h51'50''. Voici quand même le détail des 3000m :
1) 13'57''90 : r. 5'25'',
2) 14'07''60 : r. 5'24'',
3) 14'00''90 : r. 5'14''.
Voilà...

lundi 22 février 2010
La fraîcheur s'est retirée quelque peu mais la pluie et le vent ont fait leur apparition. Avec Annick, 12,3 km en 1h12'45''...

mercredi 24 février 2010
Dans le cadre de tests au boulot, j'ai effectué 2 fois le test de Cooper. Sans me sortir vraiment les trippes, j'ai parcouru 2860m et 2940m. En tout, 12,2 km en 1h02'...

jeudi 25 février 2010
Ce n'était pas à vrai dire de la VMA car la vitesse tournait autour de 4'/km au lieu de 3'45'' mais il ne fallait pas faire souffrir l'organisme plus que de nécessaire. J'ai donc réalisé seulement 6 (et non 8 comme prévu initialement) x 500m en 1'58''-1'59'' de moyenne avec 300m de récupération...

vendredi 26 février 2010
Après la séance difficile d'hier celle de demain qui ne s'annonce pas de tout repos, j'ai troqué ma séance en endurance par une séance en footing. Avec Annick, les 10 km ont été courus en 1h01'...

samedi 27 février 2010
Le temps a été agréable toute la journée mais il a fallu que la pénombre arrive pour aller faire ma séance de spécifique. Au programme, 10,550 km à 4'44''/km ou 1/4 marathon en 50'00''. Finalement, la distance à été parcourue en 49'53''...

lundi 01 mars 2010
La troisième semaine du second cycle commence aujourd'hui. Un petite séance de 12,1 km pour 1h12' en footing avec Annick en guise de préparation à celle de demain...

mardi 02 mars 2010
Petit changement de parcours aujourd'hui avec un départ de Huy et arrivée à Andenne. Séance au seuil avec 3 x 8'00'' à vitesse semi-marathon (4'24''/km) et 5'00'' de récup. Au total, 15,7 km en 1h19', le tout sous un beau soleil...

jeudi 04 mars 2010
Avec Annick, petit parcours vallonné en endurance : 12,8 km en 1h17'40''...

vendredi 05 mars 2010
Au jourd'hui, le programme imposait de la vitesse marathon. J'ai un peu modifier la distance. Au lieu des 11 km prévus au départ, je n'en n'ai fais que 6. Je ferai les 5 autres demain lors de la longue sortie. Au total du jour, 16,2 km en 1h32' dont les 6 km à vitesse marathon en 28'18'', soit 4'43''/ km et donc 1'' de mieux...

dimanche 07 mars 2010
La barre des 2 heures devait être franchie aujourd'hui pour la première fois du programme. De plus, il fallait y inclure 5 km à vitesse marathon. Afin d'éviter de courir ma longue sortie le long du halage, j'avais décidé de monter sur Petit-Warêt et d'effectuer une boucle dans les campagnes environnantes. Au total, 23,7 km en pile 2h00'...

mardi 09 mars 2010
Après trois semaines assez intense, il en fallait bien une pour récupérer. Aujourd'hui donc, avec Annick, petite sortie relax en pleine nature et dans le bois d'Heer (menacé de réduction de superficie pour le porte-feuille de quelques huiles). En tout, 10 km en un peu plus d'une heure...

mercredi 10 mars 2010
Parfois, il vaudrait mieux ne pas faire plaisir aux autres et faire le programme d'origine. Aujourd'hui, je devais absolument récupérer non seulement de mes semaines précédent mais également de la sortie d'hier. J'avais donc décidé de courir 1 heure en footing, à plat, en testant mes runnings pour le marathon. Au lieu de cela, j'ai refais le même parcours qu'hier mais en plus long, en plus vallonné et en plus dur. J'ai vraiment envie de me coller des claques tellement je suis le roi des con car lorsque le blessure arrivera, subitement, plus personne ne s'intéressera à moi. Tiens, avec tout ça, je n'ai pas dit que les 12,2 km ont été parcourus en 1h20'...

vendredi 12 mars 2010
Il était temps de tester les runnings avec lesquelles je vais courir le marathon. C'est donc sur une petite sortie en endurance (10,1 km en 57'50'') que je les ai inaugurées..

samedi 13 mars 2010
Il est parfois difficile de choisir où aller faire sa vitesse spécifique. Finalement, je me suis rendu à Chaumont-Gistoux où le Jogging Club du Ronvau organisait son jogging. Après avoir croisé Michel Albert et Corinne Baix, place à l'échauffement. Ensuite c'était le jogging en lui-même avec de la vitesse marathon à chaque tronçon plat et pour finir, le retour au calme. Au total, 20,0 km en 1h48'11''...

lundi 15 mars 2010
Il était temps que je reprogramme mon partenaire virtuel. Pour cette sortie, je lui ai demandé de me rythmer la cadence à 5'20''/km sur 13,0 km (1h09'20''). Finalement, j'ai mis 5'' de moins. Le seul hic, c'est la moyenne des pulsations : 2 de trop...

jeudi 18 mars 2010
Annick m'a accompagné à vélo pendant que je faisais 11,4 km en 1h00'40''...

samedi 20 mars 2010
Demain, c'est le grand test : le semi-marathon à vitesse marathon. Aujourd'hui, donc, juste 6,0 km en footing avec quelques accélérations en fin de sortie...

dimanche 21 mars 2010
Le jour du grand test est enfin arrivé. Après quelques messages d'encouragements, je suis arrivé à Aiseau environ 1 heure avant le départ. Sur place, j'ai retrouvé Sergio et Françoise qui faisaient déjà la babelute. Après m'être inscrit, je suis allé m'échauffer un petit peu avec mes deux compères.
Pour moi, l'objectif était très simple : rester le plus proche possible de 153 bpm (85%) tout en restant plus rapide que 4'44/km. Le partemaire virtuel de mon Garmin était donc programmé pour 21,1 km et 1h40'.
Dès le départ, j'ai essayé de prendre la bonne allure par rapport aux pulsations mais j'étais légèrement en dessous. Il faut dire que les 3ème et 4ème kilomètres sont en descente. Arrive ensuite plus de 8 bornes sur le chemin de halage sambrien. Avec le vent dans le dos, je suis parvenu à prendre près de 400m d'avance sur le tempo prévu. Un fois le chemin de halage terminé, l'heure des montées et du vent de face arrive. A partir du 13è km, je regardais à chaque fois combien d'avance il me restait et je la divisais par le nombre de kilomètres restant. Je savais combien je pouvais me permettre de perdre en moyenne à chaque kilomètre tout en ne dépassant pas trop les pulsations fixées. Les deux derniers 1000m ont étés courus plus lentement.
Finalement, c'est en 1h38'55'' que je suis passé la ligne d'arrivée (21,100 km au Garmin) avec 153 bpm de moyenne...

lundi 22 mars 2010
Afin de récupérer de la séance assez éprouvante d'hier, je suis sorti avec Annick pour un petit footing de récupération : 8,0 km en 46'40''...

mercredi 24 mars 2010
Il restait, dans les jambes, des séquelles du test de dimanche dernier. J'ai néanmoins fait ma sortie en endurance de 12,5 km (1h12') avec Annick...

jeudi 25 mars 2010
Le grand jour approche maintenant à grand pas. Il ne reste plus beaucoup de sortie de qualité d'ici au 11 avril. Aujourd'hui, le plan me demandait de faire 3 x 1000m aux vitesses spécifiques (marathon, semi et 10km). Comme je suis bien élevé et que je suis le plus possible les conseils de mon coach, j'ai fait ce qui m'était demandé. Le résultat des 3 accélérations est fort proche de la réalité : 4,41'', 4'18'' et 4'06''...

samedi 27 mars 2010
Un bonne séance était programmée ce jour : 6000m + 5000m à vitesse spécifique. Les moyennes ont été respéctées à la secondes près. Les sensations reviennent tout doucement. A voir pour la suite...

dimanche 28 mars 2010
Il reste exactement 2 semaines avant le Marathon. Le jour idéal pour insérer la dernière longue sortie du programme : 1h45'. Pour une raison évidente, j'avais décidé de démarrer à 8h45. Les sensations semblent toujours dans la bonne moyenne. Le parcours d'aujourd'hui mesurait 19,5 km et il a été bouclé en 1h46', moins de 1' plus rapide que la vitesse d'endurance tout en restant à 75 % de moyenne...

mercredi 31 mars 2010
Il s'agissait de ma dernière séance de vitesse avant le marathon et elle fut un fiasco. Pas de jambes, pas de sensations. Heureusement que le palpitant tenait la route. En tout, 13,0 km en 1h09'10'' avec des pulsations moyennes à 132 bpm...

jeudi 01 avril 2010
Une petite séance de footing et endurance, en partie avec Annick : 13,0 km en 1h16'20''...

samedi 03 avril 2010
Eh oui, du vallonné... Bien que j'avais décidé de ne plus prendre de risque en courant dans les bois, il a fallu que j'accepte l'invitation à un parcours vallonné et boueux (tous ce que je déteste). Maintenant, j'ai une mauvaise sensations au niveau des chevilles. Le tout ajouté à mon moral qui n'était déjà pas très haut, je me demande si je ne devrais pas renoncer tout simplement à aller à Paris... Bon, j'arrête ici car même tenir mon blog de déprime...

dimanche 04 avril 2010
C'était la toute dernière séance de qualité du programme : 4000m à vitesse marathon (4'44''/km). Le moral est toujours assez bas. En plus, une gêne au niveau du pied droit a fait son apparition. Il ne manquait plus que cela. La faute aux nouveaux lacets, pas assez souple ? Enfin, cela pourrait toujours être pire, ne nous plaignons pas trop...

mardi 06 avril 2010
Avant-dernière séance avant le grand jour. Juste un peu d'endurance (7,6 km en 42') avec Annick et sous une température flirtant avec les 20°...

jeudi 08 avril 2010
Petit footing léger avant de faire sa valise. Heureusement que Sergio était là (lol) pour parler un peu, tellement le rythme fut lent. Mais bon, c'était aussi le but de la sortie : 6,0 km en 34'...

dimanche 11 avril 2010
MARATHON DE PARIS 2010...