DUATHLON DE ATH 2011

  D U A T H L O N   D E   A T H   2 0 1 1  

  5 , 3   -   1 9 , 0   -   2 , 4  

Pour une première, c'était une première. Et quelle première ! Le résumé qui suit en explique les faits et gestes dans les moindres détails... ou presque...

Depuis quelques jours déjà, je me demandais quelle sera la météo et quel chrono je pourrais viser. Finalement, après de nombreux calculs, j'avais arrêter un objectif à 1h20' (26' + 1' + 40' + 1' + 12').

Une fois le vélo et les sacs dans la voiture, direction Ath. Une autoroute, des nationales et quelques ronds-points plus tard, on arrive sur place, tôt assez que pour avoir une belle place de parking. Après avoir retiré son dossard et bu un café (je sais, c'est pas l'idéal), nous avons même le temps de voir les deux premières courses réservées au jeunes. Cela donne déjà une idée de la manière dont se déroule une transition, car je le répète mais pour moi, c'est une première.

Je vais me mettre en tenue (tri-fonction + t-shirt) et je vais conduire mon vélo dans le parc de même nom. Mon vieux Decathlon à mes côtés, j'ai vraiment l'air d'un con face aux bêtes de compétition déjà présentes (Specialized, Orbea, Trek, ...) qui sont déjà rigoureusement rangés, sages et calmes avant la tempête. Je pars m'échauffer avec Sergio. Nous faisons la deuxième boucle, celle de 2,4 km. De cette façon, nous aurons un aperçu du départ et aussi de l'arrivée.

Nous rejoingnons la ligne de départ 10 minutes avant le grand départ. Le speaker décompte le temps ; 5'... 4'... 3'... 2'... 1'... 30''... 10... 5... 4... 3... 2... 1... Go...

Le moment tant attendu est là mais déjà les premiers partent sur les chapeaux de roues. Positionnés à l'arrière du peloton, nous démarrons beaucoup plus prudemment (photo 1). Nous commençons par contourner le hall omnisport. Arrivés sur la route, nous avons dépassé 4 ou 5 autres coureurs (photo 2). Le parcours nous conduit le long du canal de la Dendre en empruntant une passerelle (20 marches à monter, autant à redescendre). Une fois sur le halage, nous pouvons prendre notre rythme. Sergio donne la cadence mais je peine à suivre. Le vent est assez fort et souffle dans le dos pour le moment. On quitte le halage et on rejoint une longue ligne droite. Sergio est toujours devant et je lui signale qu'il ne doit pas m'attendre car moi, je ne l'attendrai pas à vélo. Aprés environs 3 kms, le tracé fait quasiment demi tour, nous traversons à nouveau le canal (par une route cette fois) et nous nous retrouvons sur le halage. A partir d'ici, changement brutal de conditions. Le vent souffle maintenant de face et le rythme faibli inmanquablement. Je me sens bien dans mon rythme et je commence à dépasser quelques concurrents. Sergio essaye de se protéger comme il peut et reste au contact. Pour le moment, c'est lui qui a le plus de difficultés. il finira par décrocher à 500m de la première transition (photo 3). La fin du parcours "run" fait passer les coureurs à travers le hall omnisport.

Courir, je sais... Pédaler, je sais... Mais transitionner, je sais pas... J'ai bien fait quelques tests chez moi avant mais jamais en conditions réelles. Je rentre dans le parc à vélo et je répete les gestes que je me récite mentalement : mets ton casque, déplace ton dossard vers l'arrière, retire tes running, mets tes chaussures de vélo, etc... Je cours ensuite à côté du vélo jusqu'à la sortie du parc. Heureusement, le revêtement est une sorte de stabilisé ; on peut courir relativement correctement.

Je monte sur le vélo. Depuis quelques minutes, il tombe une petite pluie fine mais une fois sur le vélo, cette pluie se transforme en déluge (photo 4). Le départ du parcours vélo se fait aussi avec le vent favorable. Au moins, on n'a pas la pluie directement dans le visage, au moins pour le moment. Les premiers kilomètres vont être rapides mais aussi dangereux. Je dépasse un concurrent, un autre me double. Certaines portions permettent d'augmenter la moyenne mais bien vite, un virage ou une petite côte la fait baisser. Après un peu plus de 4 kms d'un trajet aller, j'arrive au départ de la première boucle. Le tracé est assez technique, du moins pour moi qui suit plus habitué à de longue ligne droite. Les virages sur une route détrempée demandent beaucoup d'attention. Un passage sur un tronçon de route en béton complètement défoncé et une belle petite côte plus loin et la première boucle se termine (photo 5). Ensuite s'en vient le second avant de retourner vers le hall omnisport et le parc à vélo. Evidemment, le vent ne s'est absolument pas calmé et c'est péniblement que je rentre en voyant ma moyenne fondre comme neige au soleil, sauf qu'ici, il n'y pas de neige mais pas de soleil non plus.

J'arrive dans le parc, je déclipse et descend du vélo avant la ligne fatidique (photo 6). Je commence à courir vers mon emplacement et j'opère mes gestes en sens inverse... sauf que j'attrappe une crampe au mollet de chaque chaussure retirée et je peine à remettre mes runnings car, bien sur, elle sont trempées. J'y arrive finalement et je me redémarre.

Je me demande comment je vais pouvoir terminer en sachant que mes mollets se font ressentir. Après une centaine de mètres, la douleur disparait progressivement. C'est à cet instant que j'aperçois une autre coureur qui fait des étirements, appuyé sur le mur du hall. En fait, il serait plutôt victime de crampes. J'espère ne pas devoir en arriver là. Le départ de la seconde boucle à pied est indentique à la première. On va juste bifurquer directement après avoir quitté le halage. Je dépasse plusieurs autres coureurs. Certains semblent souffrir le martyr. A approximativement 1km de l'arrivée, nous sommes 6 sur environ 50m. Je suis le dernier de ce groupe. Peut-être y en a-t'il derrière moi mais je ne me retourne pas. Je sais que normalement, je devrais arriver à en dépassé au moins 2 ou 3. Je continue, face au vent, a donné ce que je peux. Suis-je au max ? Peut-être au niveau des jambes mais je sens qu'au niveau de cardio, j'ai encore un peu de réserve. Je continue de dépasser mes opposants directs. J'accélère encore dans les 100 derniers mètres (photo 7). Un dernier sprint avant de franchir la ligne et d'arrêter le chrono sur l'indication 1h14'55''.

Je marche quelques mètres puis je me rends aux ravitaillements. Deux gobelets d'eau et un quartier d'orange plus tard, je marche à contre sens du parcours. Je vais à la rencontre de Sergio. Je me demande quel retard il aura sur moi. Pourvu que sa partie vélo se soit bien déroulée. Je le vois au loin. Il semble en bonne santé. Je l'accompagne sur 300m avant de le laissé finir en 1h20' (photo 8). Il doit être content, lui qui pensait être loin derrière tout le monde.

Attention ! Il ne faut pas crier victoire trop vite. Relativisons. Les distances n'étant pas rigouresement exactes aux valeurs traditionnelles (5-20-2,5), il faut impérativement les ajuster. Au lieu des 7,5 km de course à pied, il y en avait 7,7 soit 200m de plus tandis qu'à vélo, il n'y avait que 19,0 km au lieu des 20 prévus logiquement. Il convient donc de retirer +/- 50'' pour le surplus de course à pied et de rajouter +/- 2'00'' pour le trop peu à vélo. La différence de +/- 1'10'' s'additionnant au temps final donne comme valeur corrigée : 1h16'05''. Cette différence n'est pas énorme mais c'est une différence quand même, surtout lorsque l'on sait à quel point je veux être précis dans l'évaluation de mes prévisions et de mes résultats. Voici le détail des temps intermédiaires et des transitions :

23'47'' - 23'47'' : Run 1,
00'57'' - 24'44'' : T1,
39'11'' - 63'55'' : Bike,
00'55'' - 64'50'' : T2,
10'05'' - 74'55'' : Run 2,
soit un temps de 1h14'55''.

Merci à Marc Melchior et à Thomas Loquet pour les photos.

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Écrit par Fabrice CLOSSET Lien permanent | Commentaires (0)

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